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Les Brea en Roya-Bévéra

 (d'après la plaquette éditée par le Conseil général des Alpes-Maritimes).

A la découverte de l'art religieux dans le Comté de Nice et la Ligurie du Ponant

"Le Comté de Nice et les régions avoisinantes conservent un grand nombre d'oeuvres précieuses des peintres du XVe siècle et de la première moitié du XVIe siècle, dont certains furent de véritables précurseurs de la Renaissance.

De 1430 à l'affirmation de l'art baroque, ces oeuvres couvrent plus d'un siècle, qui fut un véritable âge d'or.

Le retable de la Vierge de Miséricorde de Jean Miralhet (1430) conservée dans la Chapelle des Pénitents Noirs de Nice, qui en furent les commanditaires, est considérée comme la 1ère oeuvre mobilière du département des Alpes-Maritimes.

Les plus récentes sont celles de François Brea, réalisées vers 1555, qui sont exposées dans les églises de Saint-Martin-d'Entraunes ou la cathédrale de Sospel, ainsi que le tableau de Saint-Michel de Menton, qu'Antoine Manchiello peignit déjà selon les règles de la Contre-Réforme, en 1565.


Mais, c'est l'oeuvre de Louis Brea qui est la plus riche et la plus représentative de cette pré-Renaissance.

Ainsi, sur le territoire du Comté de Nice (de Briançonnet à Lucéram) et au-delà en Ligurie du Ponant (notamment, de Taggia à Gênes), ces retables, qui figurent parmi les plus beaux de leur temps, éclairent depuis cinq siècles les routes des "Alpes d'Azur".

Moneto Brea fut le premier membre de la famille Brea que l'histoire ait retenu. En 1412, il était tonnelier et eut trois fils : Pierre, Louis et Antoine, ainsi qu'une fille, Jeannette. La famille poursuivit ensuite cet artisanat de père en fils, rue de la Barillerie, à Nice, où en 1437, elle possédait une maison.

 Elle exploita, également, aux alentours de 1415, une terre située quartier Longchamp, c'est-à-dire hors les murs.

En 1501, les frères Louis et Antoine sont mentionnés comme propriétaires de la maison qu'ils habitent rue Barillerie ; de même, une mention datant de 1480 précise qu'ils étaient bien co-propriétaires de la terre de Longchamp.

Cette famille était originaire de Montalto Ligure, dans la vallée de l'Argentina, où ce patronyme est encore fréquent. C'est là qu'en 1516, Louis Brea exécutera le polyptyque de Saint Georges, précisant même sa citoyenneté en signant son oeuvre." Jean-Paul David, Président du cercle Brea 

 



LA BRIGUE - Collégiale Saint-Martin
Panneau de l'Assomption
Atelier des Brea - 1ère moitié du XVIe siècle
Selon l'iconographie établie, Marie, soulevée par les anges, s'élève vers le ciel au-dessus de son tombeau vide, que les apôtres entourent.

  • LA BRIGUE - Collégiale Saint-Martin
    Retable de l'Adoration de l'enfant
    Louis Brea - début du XVIe siècle
    Le recueillement de Joseph tenant son bâton de guide et de protecteur, la contemplation de Marie joignant les mains devant un enfant Jésus aimable et souriant, évoquent une paisible intimité familiale. La scène est cependant chargée d'un sens symbolique que de fâcheuses restaurations ont occulté.

  • SOSPEL - Cathédrale Saint-Michel
    Retable de la Vierge Immaculée
    François Brea - milieu du XVIe siècle
    La Vierge porte avec une grâce modeste, une robe de brocart d'Or, précieux vêtement de gloire, signe de sa dignité royale. Si ses pieds reposent bien sur la terre des hommes, son visage auréolé s'élève déjà jusqu'au monde céleste. Ainsi est-elle le trait d'union, l'alliance entre le ciel et la terre.

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