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Page 2 sur 5 Agriculture et paysages: Un mariage idéal
L’entretien de l’espace présente en Roya-Bévéra un enjeu double. Le premier est patrimonial. Extrême complexité de la couverture des sols, existence de microclimats, étendue de la zone du Sud au Nord avec, dans un gradient altitudinal, la rencontre des influences Méditerranéennes et Alpines, … autant de caractères qui font que cette zone possède un patrimoine floristique (espèces endémiques), faunistique et paysager hors du commun. Attiré par cette richesse, l’homme dès le néolithique, va façonner les paysages. Dans cette région, lieu de rencontre, de passage et d’échanges, s’est opéré un mariage subtil entre patrimoine naturel et un patrimoine culturel riche et varié, engendrant ainsi les paysages typiques que l’on peut rencontrer aujourd’hui. Terrasses, alpages, « casuns » (petites structures de pierres servant d’abris)… sont de nos jours témoins de ce mariage. Les petites exploitations, caractéristique des vallées Roya-Bévéra, sont parfaitement bien intégrées dans les paysages. L’entretien de cet espace revêt donc un enjeu patrimonial important, dans une dynamique marquée de fermeture des milieux.
Le second est socio-économique. Le développement du tourisme, sportif, culturel, ou vert, confère, aujourd’hui à cet espace rural, une valeur économique difficile à quantifier précisément mais qui reste primordiale pour le développement de la zone. L’espace dont il est question n’est pas seulement un objet de consommation, il s’agit aussi d’un cadre de vie de qualité, et son maintien est nécessaire au tissu rural qui subsiste ainsi qu’aux possibilités de rééquilibrage, qu’il représente, du territoire des Alpes-Maritimes.
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